vendredi 14 mars 2014

L'effet papillon


Déjà un mois que les classes ont repris. Le temps de reprendre ses habitudes, élèves et professeurs des sections bilingues sont très vite rentrés dans les projets pour cette année 2014. Si certains projets de classes présentés dans le guide bilingue "Una vida mas pura" (cf article précédent) se définissaient par des actions à court ou moyen terme, d'autres continueront de se développer durant l'année à venir.

C'est le cas du projet du jardin éducatif à papillons de l'école Republica francesa de Cartago. Ce Mariposario a obtenu l'an dernier le label écologique Bandera azul du ministère de l'environnement costaricien. En quelques mois, grâce à l'investissement des élèves et de leurs professeurs, mais aussi à l'aide financière et humaine accordée, le jardin est passé d'un lopin de terre composé de quelques plantes attirant les papillons à un jardin éducatif avec une structure en dure : une volière où cohabitent diverses espèces, ainsi qu'un laboratoire pour élever les œufs et chrysalides. 


Entrada del laboratorio














La structure étant restée vide durant les grandes vacances, c'est avec enthousiasme que nous avons vu cet espace reprendre vie. Avec l'aide d'un biologue de l'Université du Costa Rica (qui a également dispensé des formations auprès des professeurs de l'école), des chrysalides de différentes espèces ont été installées dans le jardin et dans chaque salle de classe. Tous les élèves de l'école on ainsi pu assister à la "deuxième naissance" de cet insecte qui en peu de temps est devenu symbole de l'école. Les élèves ont  pu réaliser des croquis d'observation,  effectuer des recherches (en français), commenter et comparer les caractéristiques de chacune des 3 espèces introduites. Ils ont ensuite pu les intégrer dans leur nouveau milieu semi-naturel.


Chrysalide de morpho bleu














Rappelons qu'il existe 4 phases pour que le papillon arrive au stade d'insecte "parfait" : l’œuf, la larve ou chenille, la chrysalide et le papillon. La phase de la chenille étant la plus longue, l'introduction directe de chrysalides a permis aux élèves de voir rapidement arriver les papillons. Ils pourront ainsi travailler sur le cycle de vie de l'insecte dès que le cycle de reproduction aura eu lieu. 
Des affichages bilingues concernant la reproduction, les différents stades, ou les caractéristiques des espèces présentes dans le jardin (papillons et de végétaux) sont par ailleurs en élaboration et permettront très prochainement d'informer tous types de visiteurs du mariposario.


Saliendo


Aujourd'hui ce sont plus de 40 papillons qui cohabitent dans le mariposario. Parmi les espèces présentes, celle préférée des élèves est sans surprise le grand morpho bleu. Cette espèce semble avoir des ailes marron formées d'yeux lorsqu'elle est immobile,  mais elle dévoile un bleu intense lorsqu'elle s'envole et ouvre ses ailes. Son cycle de vie dure un peu de quatre mois et au stade de papillon, il peut vivre jusque 21 jours. On peut également trouver cette espèce dans les forets tropicales de différents pays d'Amérique centrale et d'Amérique du sud (Brésil, Equateur, Venezuela, Guyanes...). 












De par le développement "inattendu" de ce projet, le  jardin à papillons suscite de plus en plus d’intérêt que ce soit de la part des élèves, de leurs parents mais aussi d'institutions ou de personnes extérieures à la communauté éducative. Ainsi, profitant de sa venue pour les SEDIFRALE (cf article correspondant), Ivan Kabacoff, présentateur de l'émission Destination Francophonie sur  la chaîne de télévision TV5 Monde, est venu réalisé un reportage sur la mise en place de ce projet et son exploitation pédagogique, tant dans le champs de l'éducation au développement durable que dans celui de enseignement de la langue française. Ce type de visite extérieure est toujours très riche car outre l'échange entre élèves et visiteurs, il permet de positiver le travail effectué par les élèves et toute la communauté.


TV5 à la republica francesa, avec Ivan Kabacoff, Maria Isabel et ses élèves.

On dit que le battement d'aile d'un  papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde... Si on ne peut encore prouver la véracité de cet effet papillon, on peut cependant affirmer que parfois, une simple action peut avoir un écho inesperé : " Au début je pensais cela impossible, il s'agissait d'un projet de petite ampleur mais on y a tous cru. Les élèves  se sont appropriés le projet, la direction et la communauté nous a soutenu, des gens du ministère sont venus. On voulait juste un mur de clôture, on remuait la terre avec des râteaux en plastique prêtés par les parents, aujourd'hui nous avons le premier jardin à papillons à finalité pédagogique dans une école au Costa Rica." Maria Isabel, enseignante référente du projet. 















mardi 11 février 2014

Una vida mas pura

"Dime y lo olvido, ensename y lo recuerdo, involucrame y lo aprendo"
Benjamin Franklin

http://fr.slideshare.net/romainka/una-vida-mas-pura?from_search=1

Una vida mas pura, le guide bilingue écocitoyen produit par les élèves des sections bilingues costariciennes est enfin paru !
Il s'agit d'un petit livre regroupant les projets menés par les différents cycles et classes appartenant aux sections bilingues costariciennes. (cf article de juin 2013, guia bilingue, unos proyectos)

Ayant pour thématique l’Éducation au développement durable, il a pour but de mettre en valeur les projets réalisés durant l'année 2013 par les élèves et leurs professeurs, mais aussi d’éveiller et d'apporter des solutions concrètes a certains problèmes environnementaux qu'ils soient locaux (à l’échelle de l'école, de la communauté) ou globaux (à un niveau national et mondial).




Ces projets, bien qu'ils aient été menés de manière différente selon leurs professeurs référents ont permis d'associer construction de compétences au sein des disciplines linguistiques (Français et Espagnol), des disciplines dites non linguistiques ( Mathématiques, Sciences, Tice etc..), mais aussi la construction de compétences transversales qui se situent tant dans le champs de la citoyenneté, de l'acquisition d'autonomie et d'un certain esprit critique, de la coopération, ou du respect de ses pairs et de l'environnement.

On y retrouve ainsi des écogestes pour préserver l'eau, un questionnaire et des conseils pour réduire notre empreinte écologique, des maquettes construites dans la perspective d'une ville durable, un jardin à papillons éducatif, des espaces de tri et de recyclage mis en place dans les écoles, ou encore un album de littérature de jeunesse sur la biodiversité du Costa Rica. Ces projets nous sont illustrés à l'aide de citations d'élèves, de textes produits par les élèves, d'informations scientifiques, ainsi que de dessins produits et de photos prises lors de la réalisation des différents travaux.
Si certaines thématiques ont été proposées, il est important de signaler que ce sont bien les élèves, qui, en concertation avec leurs pairs ont choisi telle ou telle thématique de recherche et l'ont fait vivre et évoluer au fil des semaines.





A travers ces différents travaux, la visée était que chaque élève se sente acteur au sein de son projet, et donc de son (ses) apprentissage(s). Ainsi, comme nous l'explique l'un des derniers rapport de l'UNESCO sur l’Éducation au Développement Durable : « Comment affirmer que l’on souhaite promouvoir l’autonomie et les capacités de décisions d’un futur citoyen sans mettre les élèves qui sont futurs citoyens dans des situations où ils seront autonomes et développeront leur compétence à prendre les décisions à la fois les plus rationnelles et les plus citoyennes ? »

Cette démarche pédagogique de projet, ainsi que la transversalité des enseignements qu'elle implique, a permi aux apprenants de s'exprimer, proposer, partager... certains ont ainsi réalisé des enquêtes dans leur quartier, d'autres ont pu communiquer le résultat de leurs recherches, d'autres furent responsables (espace de tri, lombricomposteur, jardin à papillons) de la production collective... En mettant la main à la pâte, chacun a ainsi pu se sentir porteur du projet à un moment donné, et donc se sentir reconnu non seulement en tant qu'élève sinon en tant qu'écocitoyen. 

La réutilisation

Sauver l'eau














Dans une brochure intitulée Le professeur de DNL, statut, fonctions et pratiques pédagogiques, Jean Duverger, spécialiste de l'enseignement bilingue qui écrivait : Cette pédagogie de projet est fondamentalement une pédagogie qui s'appuie sur la motivation, la participation et la très forte implications de ses apprenants. (...) C'est incontestablement une pédagogie du plaisir, de la découverte : elle doit permettre de développer la confiance en soi, de faire vivre à chacun la fécondité du travail collectif. (...) C'est une pédagogie fonctionnelle et opérationnelle, une pédagogie qui se veut porteuse d'une éthique. Elle globalise et fédère de nombreux apports de pédagogies dites nouvelles et socio-constructivistes où l'acte d'apprendre appartient à celui qui apprend."

Si ces objectifs peuvent nous sembler difficiles à atteindre, voire utopistes, il est cependant intéressant d'écouter les élèves lorsqu'ils nous parlent de leur vécu dans leur projet. Ces quelques citations d'élèves tirées du guide nous illustre le gain de motivation que peut amener cette pédagogie active :

"Ce que je préfère c'est planter, je peux voir ce que je fais sert à quelque chose quand je vois la plante grandir et les papillons arriver" Aaron, 8 ans. 

"La terre se réchauffe trop vite et l'Homme est responsable de ça, mais c'est aussi important de savoir que nous on peut changer et agir autrement" Cristofer, 12 ans. 

"J'ai aimé mettre l'engrais naturel dans les sacs parce que j'ai pu voir que ce qu'on a fait est utile" Michèle.


Ce guide a été présenté et distribué lors de SEDIFRALE (Sessions pour les enseignants et chercheurs en Français Langue Étrangère pour les Amériques et Caraïbes) qui ont lieu à Heredia du 4 au 7 février 2014 (cf article précédent). Il aura d'ailleurs servi de support à une communication intitulée : EDD : enseignements transversaux, valeurs universelles.

Un grand remerciement à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'élaboration de ce document, et notamment à Gabriela Mata pour sa touche graphique qui rend sans doute ces contenus bien plus attrayants ! 

Ci dessous, le lien pour imprimer, télécharger, lire ou exploiter en classe le guide :


La lombriculture

Pour une ville durable

SEDIFRALE, le français naturellement.

Après de longs mois de préparation, les SEDIFRALE ont enfin eu lieu à Heredia, ville voisine de San José au Costa Rica.

Crédits photo pour cet album : Carla Orozco, Alianza Francesa de San José


Les SEDIFRALE, Kesaco ?
Il s'agit des sessions d'échange pour professeurs et chercheurs en Français Langue Étrangère pour le continent américain et les caraïbes. Ce congrès a lieu tous les 4 ans, il s'agissait cette année de la 16e édition et c'est la deuxième fois qu'il prend place au Costa Rica.
En quelques mots les SEDIFRALE ce sont plus de 500 participants,  des ateliers pédagogiques, des communications, des tables rondes, conférences ainsi que des activités culturelles en lien avec la langue française.
Pour la cérémonie d'ouverture étaient présents les ministres de l'Education Publique du Costa Rica et des Affaires Etrangères, les ambassadeurs des pays francophones au Costa Rica, représentants du MAE français, ainsi que les présidents des associations d'enseignement du français organisant le congrès (Acoprof, Fédération internationale des professeurs de français). Cette cérémonie s'est conclue par une intervention de Carlos Cortes , écrivain costaricien puis par un pasa-calles, un cortège traditionnel costaricien dans lequel les élèves de l'école republica francesa ouvraient la marche.

Discours de Sr Castillo, ministro de asuntos exteriores.

Discours de mr l'ambassadeur














C'est ainsi que durant 4 journées presque 200 intervenants ont pu communiqué sur leurs expériences, leurs recherches ou leurs projets pédagogiques... Les thématiques furent nombreuses mais toutes étaient en relation avec l'enseignement de la langue française pour des publics étrangers : Apprendre le français à travers des pratiques théâtrales, l’utilisation des médias (plateformes d’échanges, usage d'internet, de cours métrages, de tablettes et TBI entre autres), des études de cas sur des régions et conditions d'enseignement spécifiques, la construction d'outils d'évaluation, des manières d'enseigner la francophonie, l'enseignement du  français dans une perspective de développement durable, des ateliers d'écriture créative, les domaines de l'interlangue, du plurilinguisme et de l'interculturalité, présentation des institutions et des maisons d'éditions...

"Le français naturellement"


Chaque journée d'échange se concluait par une activité culturelle allant de l'adaptation théatrale de romans (ex de stupeur et tremblements d'Amelie Nothomb par Layla Metssitane), des concerts ou des projections cinématographiques (avec la venue de Patrice Leconte notamment).


Projection débat de Ridicule avec Patrice Leconte


Layla Metssitane




Outre le plaisir d’échanger avec des personnes et professionnels venants de toutes horizons, ces 16e SEDIFRALE étaient l'occasion pour les professeurs et étudiants de français costariciens d'enrichir leur bagage théorique pour un meilleur réinvestissement en classe. Pays à part sur le continent américain en ce qui concerne l'enseignement du français (cf video de Sebastien Duhem), le Costa Rica fut le pays qui avait le plus de représentants. Les enseignants des sections bilingues ont ainsi pu communiqué sur les projets menés et les problématiques rencontrées dans leur classe. J'ai quand à moi pu intervenir sur une formation mettant en avant les bénéfices d'une pédagogie de projet interdisciplinaire. Pédagogie de projet, qui, en lien avec l'Education au développement durable (et la transversalité qu'elle implique) permet tout autant de développer des compétences linguistiques, extra linguistiques que citoyennes. Le guide bilingue éco-citoyen "Una vida mas pura" (présenté dans l'article suivant) aura servi de support à cette présentation durant laquelle nous avons également pu échanger sur le programme Jules Verne, l'enseignement bilingue au Costa Rica, et sur l’intégration de la thématique environnementale dans l'enseignement du français.



Pasa-calles, les élèves de Cartago

Les SEDIFRALE c'est par là !














Ces 16e SEDIFRALE se sont clôturées par un discours de Daniel Maximin poète et écrivain guadeloupéen, grand prix de l'académie française, sur ce qu'il nomme la poly-francophonie. Un discours sur la diversité culturelle, les francophonies, l'usage des langues dans une visée émancipatrice... Des paroles qu'il serait bien prétentieux de vouloir résumer en quelques lignes mais qui se sont terminées par une salle entière applaudissant debout tant les mots choisi par le poète ont touché ses auditeurs.
Pas de meilleure manière pour clôturer ce congrès donc, qui, outre un échange humain et professionnel, aura été l'occasion de faire connaitre ce petit pays d'Amérique Centrale qu'est le Costa Rica.


Video présentation des SEDIFRALE par Sébastien Duhem : 





jeudi 28 novembre 2013

Hélène Vanthier : compréhension et production écrite en classe bilingue


 Dans le cadre d'un appel à projet auprès du fond bilingue de l'Institut français, nous avons eu le plaisir d'accueillir durant le mois d'Octobre à San José Hélène Vanthier pour une semaine de formation sur l’écrit en classe bilingue.

Hélène Vanthier travaille pour le centre de linguistique appliqué de l'université de Franche-Comté. Professeur des écoles, maitre-formateur, chargé de cours en didactique des langues, elle a également écrit un ouvrage sur l'enseignement du Français Langue étrangère pour les enfants et publie actuellement une méthode de FLE pour jeunes élèves appelée Zigzag.
Riche de sa double expérience de terrain école primaire-FLE et de ses recherches qui en découlent, Hélène Vanthier a proposé une formation très adaptée aux besoins des enseignants des sections bilingues du Costa Rica.

Après un état des lieux des besoins et difficultés rencontrées en classe, nous avons donc abordé différentes thématiques liées à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture en milieu bilingue.















L'acte de lire : un acte complexe en langue source, qui l'est encore plus en langue "seconde".

Comment apprendre à lire en français  ?
On sait qu'il s'agit d'un long processus qui n'est déjà pas aisé pour un petit français. Il l'est encore moins lorsqu'il s'agit d'apprendre à lire et écrire dans une langue qui n'est pas "maternelle".
On sait également que lire ce n'est pas seulement déchiffrer des lettres, des syllabes pour former des mots et des phrases sinon que c'est aussi comprendre ce qu'on lit. Or la compréhension passe par la connaissance d'un répertoire de mots suffisants et l'élève doit pouvoir reconnaitre ces mots globalement pour accéder directement à  leur sens. Si un élève doit déchiffrer tous les mots qu'il lit, toute sa concentration ainsi qu'une bonne partie de sa mémoire sera mobilisée par cette procédure qui est cognitivement lourde, cela rendra l'accès au sens beaucoup plus difficile voir impossible. 
Pour lire, un apprenant doit donc mobiliser différents types de compétences, user de stratégies, de types d’intelligences et de mémoires différentes... Il doit être capable d'émettre des hypothèses sur ce qu'il a devant les yeux et y chercher des indices... que ce soient dans les mots, les phrases ou les types de texte qu'il rencontre. 

Pour parvenir à cela, l'élève doit partir de ce qu'il sait déjà et pour Hélène Vanthier cela passe forcément par l'oral. Le point de départ reste donc le même indépendamment de langue étudiée : connaitre les unités sonores de la langue pour que l’écrit fasse sens. En effet comment peut on comprendre un mot à l'écrit si on ne sait pas ce qu'il signifie à l'oral ?
Partir d'un stock de mots, de sons connus, de structures de texte clairement identifiables par l’élève lui permet donc de fonctionner par analogies et comparaisons. L’élève est donc ainsi invité à prendre de la distance vis a vis de ce qu'il apprend et développe par le même biais des compétences méta et épi-linguistiques (capacités d'observation du fonctionnement de la langue).

Petite parenthèse  : prenons l'exemple du mot papillon. Pour que le jeune élève costaricien puisse le lire et le comprendre en francais, il doit certes le déchiffrer mais aussi faire correspondre ce qu'il entend quand il déchiffre avec l'image que cette écriture représente (celle du papillon). Ce travail est donc impossible si l'élève n'avait pas été mis en confrontation auparavant avec le mot en français papillon, très différent de son homologue en espagnol mariposa. De plus, en ayant été mis en contact avec ce mot, il parviendra à le reconnaitre directement sans déchiffrer car il l'aura mémorisé de manière globale. (on parle de compétence idéographique et automatisation de procédures de déchiffrage).
Enfin, ce que l’élève connait du mot papillon pourra être transféré à d'autre mots pour élargir son vocabulaire. Il saura par exemple qu'en français le graphème on se prononce [on] et pourra le réinvestir.



             

 A un niveau d'analyse plus large (celui du texte)  nous avons ainsi pu nous mettre à la place de l’élève et des difficultés qu'il rencontre face à un texte de langue qui n'est pas la sienne en étant confronté à divers types d’écrits en langue étrangère.
Amusant donc de comprendre le sens global d'une recette en polonais bien qu'on ne connaisse rien de cette langue. La reconnaissance du type d’écrit (ici la structure de la recette facilement identifiable) et la présence de quelques mots transparents permettent une compréhension globale sans pour autant avoir les compétences grammaticales ou lexicales pour en comprendre la totalité.

A l'inverse, des textes écrits en français nous deviennent incompréhensibles (textes scientifiques par exemple) bien qu'étant lecteurs experts. En effet si le nombre de mots inconnus est trop élevé nous ne pouvons comprendre le texte de manière précise. Au dessus de 10 à 15% de mots inconnus, on estime qu'on ne peut comprendre un texte précisément. C'est d'ailleurs pourquoi les textes utilisés par les manuels et méthodes de lecture francophones ne sont que très peu adaptés à l'apprentissage de la lecture en milieu bilingue, car il demandent un vocabulaire de base qu'un enfant étranger ne peut avoir acquis.

Comment donc un enfant peut apprendre a lire en Français langue étrangère ?  La question n'est pas si différente que lorsqu'il s'agit de sa langue maternelle... il s'agit de lui  donner les moyens de comprendre et d'évoluer en fonction de ce qu'il sait déjà.

Hélène Vanthier

 Et la production écrite ?

Elle répond finalement à la même question de fond que celle liée à 'apprentissage de la lecture.
Comment permettre à l'élève d'écrire un texte si on ne  lui donne pas un cadre suffisant pour le faire ?

Nous avons constaté lors de l'échange de pratiques que si l'élève montrait des difficultés à produire à l'écrit c'est parce qu'il se perdait dans un certain flou didactique... L'élève devrait toujours être capable d’émettre des hypothèses sur l’écrit qu'il a en face des yeux. Recherche de vocabulaire inconnu, mobilisation d'un éventail de compétences trop large, type de texte peu reconnaissable... le manque de cadre ne permet pas à l'élève de réellement s'exprimer par l'écrit et de formuler ces hypothèses.  C'est pourquoi travailler sur vocabulaire restreint, et sur des textes à structure forte (telle que la recette, la lettre, la carte postale, une chanson ou un poème à structure répétitive) sont des moyens de permettre à l'élève d'écrire, en faisant appel à son imagination tout en lui donnant les repères linguistiques nécessaires. 
A la suite de cette réflexion collective nous avons donc été amenés, lors de travaux en ateliers à construire des séquences pédagogiques pour travailler la production écrite des élèves selon les différentes niveaux en Français du cadre européen de compétences.


 
Des pistes pour 2014 :
Après un moment de bilan, de nouveaux besoins et pistes de formation ont été évoquées pour l'année à venir. Parmi elles : la construction de grilles d'évaluation selon chaque cycle pour faciliter le passage de la maternelle à la primaire et de la primaire au secondaire, passages qui sont assez rudes dans le système costaricien (cf article rentrée 2013).
Cette construction de grilles, impliquera par ailleurs une réflexion importante sur l'évaluation. 
Qu'évalue t-on ? Quelles compétences de quel programme ? A quel moment, pourquoi et comment ?
Ce travail sera d'autant plus important qu'au Costa Rica on est encore dans une logique d'évaluation sommative :  on prépare davantage les enfants aux différents examens qu'ils auront durant l'année qu'on leur permet de construire leurs propres savoirs.
 
Cela a de nombreuses conséquences que j'ai pu observer en classe : l'élève a peur de se tromper, il cherche sans arrêt l'approbation du professeur et il manque d'autonomie. L'obtention d'une bonne note reste le moteur principal de la motivation de l'élève
Ainsi, passer d'une logique de transmission de connaissances à celle de construction de compétences ne peut se faire sans une profonde réflexion sur l'évaluation dans le système costaricien.
Place et traitement de l'erreur, stratégies d'apprentissage, gagner en autonomie, ou compétences transversales sont autant de thématiques de travail à venir pour les enseignants des sections bilingues.

 La formation s'est terminée par la distribution des méthodes FLE "zigzag" pour jeunes élèves. Un grand merci donc à Helene Vanthier pour sa disponibilité, sa sympathie et pour avoir proposé une formation aussi complète que vivante. A bientôt pour les SEDIFRALE.


 
L'équipe des sections bilingues costariciennes.





mercredi 9 octobre 2013

Jules Verne au Costa Rica : tome 2


Jules Verne au Costa Rica.. l’expérience continue ! 
Après plusieurs semaines d'attente et un programme qui a bien failli ne plus exister. C'est avec grand plaisir que j'ai appris mon renouvellement au sein des sections bilingues costariciennes pour cette année 2013-2014. Cuadernos de escuela reprend donc du service après quelques mois de silence et une rentrée de septembre bien chargée. 

Un grand merci donc aux élèves, professeurs, membres de la coopération française au Costa Rica qui ont permis la bonne réalisation des projets l'an dernier, ainsi qu'à la Dareic de l'académie de Lille pour me renouveler sa confiance pour cette année 2014.



Jules Verne 2014 : une même base pour des projets différents, vers une éducation au développement et à la solidarité.

Pour cette nouvelle expérience Jules Verne, les écoles restent les mêmes : l’école Republica francesa de Cartago et  l'école  Teran Valls de Concepcion de Tres Rios.
Les missions pédagogiques restent similaires également : Enseignement du francais en immersion, enseignement des DNL (mathématiques et sciences dans la langue de scolarisation), formation des professeurs costariciens et construction de matériel didactique adapté à enseignement bilingue.

Le volet "éducation au développement durable" restera présent dans tous les projets menés mais ceux ci s'orienteront davantage vers une éducation à la solidarité internationale. 
Outre sa grande biodiversité et son potentiel sur les thématiques "vertes".(cf articles précédents), Le Costa Rica est également un terrain riche en terme d’échange solidaire. Ces échanges se déroulent aussi bien à un niveau local grâce à l'implication des communautés (municipalité, associations de quartier, parents d'élèves), qu'à une échelle nationale et internationale grâce à la présence d'associations, d'ONG et de programmes de coopération. Nous verrons donc comment cela peut se traduire dans les classes bilingues sous la forme de projets pédagogiques où l'élève se veut concepteur-acteur.


Mais qu'entend t’on par Éducation à la solidarité internationale ? En quelques mots il s’agirait d'une éducation à la citoyenneté mondiale. L’éducation à la solidarité internationale rentre pleinement dans une logique de développement durable dans la mesure où les connaissances acquises permettent une réflexion globale du monde dans lequel nous évoluons. Relations nord-sud, éducation à la paix et aux droits de l'Homme, accès aux ressources naturelles, diversité culturelle, accès à l'éducation et à la santé... autant de thématiques relevant de la solidarité internationale et qui peuvent être source de projets interdisciplinaires en classe.  

 
Les classes pour 2014.

Si l'an dernier j'ai pris beaucoup de plaisir a évoluer avec l’équivalence de la maternelle et du CP en France, je suis tout aussi satisfait de débuter cette nouvelle année avec des élèves de Cuarto grado (equivalent du cm1). Je suivrai ces élèves à leur passage au CM2 et jusqu'au mois de juin à raison de deux jours par école.

Le cuarto grado correspond avec l'entrée du cycle 2 costaricien. Il existe deux cycles d'enseignement dans le primaire au Costa Rica : Le premier cycle va du CP au CE2, le second du CM1 à l’équivalent de la sixième. Nouveau cycle, nouvelles compétences, et un niveau de francais des élèves qui permettra egalement de rentrer dans des projets plus "complexes".
 Jusqu'au mois de Décembre (fin de l'année scolaire 2013 au Costa Rica), j'integre donc la 4.1 et 4.2 d'Andrès Araya à l'école Republica Francesa et la 4.5 et 4.6 d'Esteban Alvarado de l'école Teran Valls.
Outre une correspondance scolaire sur le thème des solidarités avec des élèves français de l'académie de Lille, nous travaillerons essentiellement sur la comprehension et l'expression écrite en milieu bilingue.


Alumnos de cuarto grado

dimanche 16 juin 2013

Guia Bilingue.. Unos proyectos

   
        Si nous sommes à mi chemin de l'année scolaire costaricienne, de l'autre coté de l'atlantique les grandes vacances approchent. Le possible retour vers Lille arrive donc à grands pas d'où la nécessite de voir les projets avancer  avant  la fin de cette mission Jules Verne. 
Comme je l'expliquais dans l'article du mois de mars "la grande école", depuis quelques mois chaque professeur des sections bilingues (de la maternelle au secondaire) a décidé de travailler sur une thématique et une problématique liée au développement durable.

        Ces travaux menés,  à travers une pédagogie de projet (adaptée a l'enseignement bilingue) mettent les élèves en situation active, amenés à résoudre un problème concret lié à l'environnement. Ils doivent ainsi chercher, proposer des solutions, parfois expérimenter, et diffuser leurs propositions auprès d'autres groupes classes ou de la communauté locale. A ces projets transversaux viennent s'y greffer enseignement du français et des DNL (disciplines dites non linguistiques).

      L'ensemble des productions d'élèves seront prochainement globalisées et mises en valeur dans un fascicule numérique qui, disponible en ligne, présentera les spécificités ambientales du Costa Rica et des réflexions sur nos pratiques écocitoyennes. Ces éléments, repartis par thématiques (telles la biodiversité, les énergies ou encore les déchets) seront accompagnés de citations,  de photos, d'illustrations, et de textes produits par les élèves.
         Si ce guide se voulait dans un premier un document présentant une série d'écogestes à adopter au quotidien, il a évolué vers une présentation des différents projets pédagogiques et des conclusions que les élèves ont en tiré. Par ailleurs, chaque professeur étant "le capitaine de son bateau" les projets diffèrent d'une classe à l'autre, de par la manière de traiter un même sujet, le temps donné, le rendu final ou l’investissement dont ont fait preuve les élèves.
        Bien qu'il y ait pour l'instant peu de photos, voici donc un échantillon de quelques projets en cours dans les différentes classes que j'ai pu visité. (De la maternelle jusqu'à la cinquième, equivalent du CM2)


Prescolar T.4, Laura, Teràn Valls : Como desperdiciar menos y ahorar el agua  ?
Après un travail de recherche sur l'usage de l'eau dans leur quotidien, les élèves de maternelle ont refléchi sur "comment économiser l'eau" ? Il ont ainsi proposé des gestes simples pour aller vers moins de gaspillage.
Dans le jardin, à l'école, ou dans la cuisine, c'est avec l'intervention des parents d’élèves que les préscolaires  ont ensuite réalisé des affiches de sensibilisation, ils construisent actuellement un roman photo sur cette même thématique. 
















Prescolar T.2, Roy Teràn VallsCaracterisiticas y actividades de los lombrices.
A travers l'observation et l’étude de lombrics en classe permise par la construction d'un vivarium. Les élèves de Roy ont pu se rendre progressivement de l'importance de ces petits êtres vivants sur notre environnement ( compostage, rénovation et fertilisation des sols). De même que la T.4, les préscolaires de Roy ont réalisé des petits exposés sur les conclusions de leurs observations.
















Prescolares T.1 de Sofia y T.2 de Sonia, Republica francesa :  
De la contaminacion al bienestar : para una ciudad sostenible.
Projet en commun de ces deux classes de maternelle. A travers une réflexion en amont sur le quartier où vivent les élèves et les problèmes de pollution qu'ils pouvaient y rencontrer... Les élèves de chaque classe ont dans un premier temps construit une maquette de ce qu'ils considéraient comme une ville polluée.
Fumées de voitures, bâtiments vétustes, absence d'espaces publics.. ces éléments que l'ont trouvent dans la première maquette évoluent pour être remplacés dans une seconde, par des parcs, voitures électriques etc...
Ce travail qui se veut transversal a permis aussi bien de travailler sur le lexique de la ville, de l'habitat, que de développer des compétences en expression orale et écrite, motricité fine ou dans la représentation spatiale de l'élève.

Fumées d'usine, batiments gris, embouteillages...



















Pour plus d'espaces verts en ville

Jusqu'aux poubelles qui débordent











1er Grado de Ingrid y Carmen, Teran Valls y Republica Francesa :
Les Mille verts des ticos.

A partir de l'album de littérature de jeunesse "Les mille blancs des esquimaux", Isabel Minhos Martins, editions oqo et la diffusion du film documentaire la planète blanche, les élèves de CP ont pu découvrir certaines caractéristiques  de la faune et flore de l'océan glacial arctique.
Au blanc du pôle nord, ont succédé des recherches sur le gris de la ville, puis sur le vert du Costa Rica.
Pour présenter la biodiversité de leur pays, les élèves ont donc décidé de produire un album intitulé "Les mille verts des ticos" Comme dans l'album original, pas de dessins mais du collage de papier récupéré.
De la même manière que l'esquimau au pôle nord, on y voit donc un costaricien évoluer dans les différents verts que composent son pays (qui vont de la tortue, au crocodile, en passant par le vert du quetzal à celui des fruits ou des palmiers...)

Ce projet (toujours en cours) aura donc permis d'aborder la faune et la flore du Costa Rica (que les élèves de la vallée centrale ne connaissent que trop peu). Outre ce travail ce sont aussi des objectifs en lecture et production d’écrits en milieu bilingue qui ont été visés. (développement de la conscience phonologique, lecture de lettres, syllabes, reconnaissance globales de mots, dictée à l'adulte, étude comparée de vocabulaire en français et espagnol). 

Les mille blanc des esquimaux

















Les mille vert des ticos













2ndo Grado, Monica, Monica  :  
Para una alimentacion equilibrada y respectuosa de su medio ambiente.
Si le Costa Rica peut être considéré comme en avance sur certaines thématiques, il est peu dire qu'il ne l'est pas sur les habitudes alimentaires de ses élèves. Il est facile de compter le nombre d'écoliers qui à la première recréation du matin (à 8h20) se nourrissent soit de chips, pop corns, glaces, hambugers ou hot dogs. (Chaque école a en effet sa propre épicerie où se ruent les élèves dès la sonnerie).
C'est à partir de ce constat que les élèves de ce1 ont mené leur reflexion sur "comment changer nos habitudes alimentaires ?" 
Pour notre santé dans un premier temps, puis pour que cette consommation rentre dans une logique de développement durable dans un deuxième temps. Pourquoi manger des produits locaux et de saisons ou encore diminuer notre consommation de viande ? Une question parmi d'autres auxquelles les 2ndo Grado répondront dans leur présentation des éco-gestes alimentaires.




 
2ndo y 3er grado, Anthony y Maria Isabel, Republica francesa.
Jardin y mariposario bicultural communitario.
Ce projet de jardin biculturel France-Costa Rica a pris davantage de temps dans sa conception. Un jardin oui, mais pour y faire quoi ? Quel espace ? Où ? Comment les élèves peuvent s'y impliquer de la conception à la réalisation ?
Aujourd'hui le jardin existe, c'est ainsi que dans un même espace se trouvent diverses variétés de plantes  aussi bien européennes que tropicales. On y trouve en croissance, plantes médicinales, de cuisine, ou destinées à attirer les insectes. Elles seront toutes accompagnées, de pancartes informatives sur leur noms, origines, utilité etc... Les élèves concepteurs ayant ainsi la responsabilité d'en informer leurs camarades d’école.
C'est ainsi que ce projet permet de mêler objectifs culturels et développement de compétences scientifiques.
De par le peu moyens attribués pour de tels projets, soulignons le rôle prépondérant des parents d’élèves, qui par un système de coopérative auront fournis semences, boutures, outils et auront participé aux premiers coups de bêches. 

Premières semences

 











3er grado, Corinne, Teran Valls.
Especies en peligro de extinsion en Costa Rica, un juego de mesa.
Si chaque élève a dans un premier temps effectué une recherche documentaire une espèce animale costaricienne menacée d'extinction. Les élèves ont ensuite du collaborer pour proposer un outil aussi ludique qu'educatif à proposer  aux membres de l’école Teran Valls. La solution choisie, un jeu de société, qui se sera expliqué, puis distribué dans les autres classes de l'école de Concepcion.
Tortues, pumas, dantas ou autres perroquets verts, c'est en jouant au jeu de l'oie ou des 7 familles que l'ont s'informera et prendra conscience de l'importance de protéger ces espèces en voie de disparition et des écosystèmes dans lesquels ils évoluent. 





4o, 5o, 6o grado, Andrès, Alfonso, Anthony S, Republica Francesa. 
Los tres Rs, Reduccion, reutilizacion, recyclaje. 
3 projets différents mais un thème commun pour le deuxième cycle de l’école Republica : les déchets.
Après une sensibilisation générale auprès des différents groupes, les professeurs ont défini leur champs d'investigation avec les élèves. Les productions de chaque classe seront présentées par les élèves dans "une foire aux déchets" organisée à cette occasion.

 - La réduction :  A quoi bon recycler si on ne cherche pas dans un premier temps à réduire nos déchets ? 1ère étape essentielle d'une démarche éco-responsable, les élèves d'Anthony ont réfléchi à l’éventail de possibilités pour désemplir nos poubelles, que ce soit dans nos pratiques de consommation, ou à travers nos achats. 
Ils ont ainsi diffusé un questionnaire auprès du voisinage, puis cherché des solutions en fonctions des pratiques "négatives" les plus constatées... le projet discuté et choisi par ces élèves :  intervenir dans un supermarché pour sensibliser ses clients aux achats éco-responsables (ex privilégier certains types d'emballages, les grandes quantités au detriments d'emballages individuels, se servir d'un panier ou sac en toile etc...)

 -La réutilisation : réutiliser un objet qui a déjà servi pour un même usage est une solution, mais le détourner sa première fonction en est une autre. Ces cette deuxième option qu'on preferé les élèves de 4o grado. Laissant libre cours à leur imagination les élèves d'Andrés ont donner un nouveau destin aux bouteilles, journaux, boites, ou sacs plastiques. La plupart d'entre eux ont choisi le chemin artistique en proposant un projet intitulé recycl'art. Dans très peu de temps, le vernissage. 

- Le recyclage :
Premier mot qui sort de la bouche des enfants lorsqu'on leur parle de respect de l'environemment, il convient d'aborder cette thématique avec précaution en évitant de tomber dans l'eceuil de la representation initale des élèves. Tout un travail autour de la definition de recyclage a donc d'abord été necessaire. Lui ont succédé des observations et tris de différentes matières ou types de déchets.  C'est sur le compost (déchets organiques), que ce groupe-classe a choisi de mener ses recherches, une partie des élèves travaillant notamment sur le rôle des lombric-composteurs.



 5o grado, Esteban, Teran Valls. 
Objectif carbone neutre 2021 : le Costa Rica est le seul pays au monde avoir s’être engagé pour que les émissions de Gaz Carbonique (principal responsable du réchauffement climatique) ne dépassent pas la capacité d'absorption naturelle de co2. Plusieurs voies sont possibles comme par exemple la réduction des gaz à effet de serres ou la reforestation.
C'est donc après un travail sur les pollutions de l'air, le réchauffement climatique et la respiration des plantes à fleurs que cet objectif carbone neutre a pu être compris dans sa globalité par les élèves. Pour sensibiliser la population à ce noble objectif (qui risque d’être compromis), ces derniers ont choisi de réaliser un clip vidéo qui on l’espère, pourra être diffusé auprès du plus grand nombre.